Historique de Saint-Patrice
Bien avant que les Européens ne visitent ou se soient installés sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, les peuples autochtones du Québec, comprenant les Mohawks, les Montagnais, les Abénaquis, les Mi’kmaq et les Malécites, ont parcouru les terres et rivières du Québec pour chasser, pêcher, se rassembler et échanger.
Après l’arrivée des explorateurs européens, des postes de traite commençaient à s’établir sur les rives nord et sud. Les canots, chargés de fourrures, naviguaient sur le lac Témiscouata jusqu’au Saint-Laurent et on pagayait à travers le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Tadoussac pour échanger des armes et des munitions.
Au début du XVIIe siècle, les prêtres récollets et les missionnaires jésuites venaient à Rivière-du-Loup dans l’intention de convertir les populations autochtones au christianisme. Les autochtones les aidèrent à survivre durant les hivers rigoureux et leur enseignèrent comment fabriquer des pièges à anguilles.
Plusieurs soldats français se sont vus offrir des parcelles de terres le long des rives du Saint-Laurent. De nombreux arbres furent abattus pour la construction de maisons et d’écuries et on sema les champs de maïs et de grains. Un moulin fut plus tard construit ainsi qu’une première boulangerie.
L’un des premiers colons – ou « habitants » – permanents de cette communauté du Bas-Saint-Laurent, Michel Viel de Bretagne, acheta sa ferme en 1750 du seigneur Joseph Blondeau en troquant un « capot », un pardessus.
La famille Viel fut bientôt rejointe par les Chouinard, originaires du centre de la France, lesquels s’étaient d’abord installés à Saint-Jean-Port-Joli. Les Chouinard vivaient de la culture de la terre et de l’élevage de vaches laitières, de porcs et de moutons. Plus tard, ils ouvrirent la première pension familiale de la communauté, communément désignée La Pension Chouinard.
Lorsque le gouverneur d’origine écossaise James Murray (premier gouverneur civil de la province de Québec) reprit l’administration seigneuriale, sa connaissance du catholicisme et sa maitrise de la langue française constituaient des atouts certains. Il gagna la confiance des agriculteurs français qu’il tenait en haute estime, lesquels il défendit contre les commerçants anglophones. Nombreux furent les colons écossais à prendre pour épouses des Canadiennes françaises avec lesquelles ils fondèrent une famille.
Au début du XIXe siècle, les premiers estivants vinrent passer leurs vacances dans les villages situées l e long de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dont ceux de Kamouraska et de Cacouna. Un service de bateaux à vapeur fut instauré, assurant la navette quotidiennement pour les estivants et les riverains.
Au milieu du XIXe siècle, un petit tronçon du littoral à l’ouest de Rivière-du-Loup, devint un lieu de villégiature très convoité par une clientèle aisée de vacanciers composée de gouverneurs généraux, d’industriels, d’hommes d’affaires et tout particulièrement, du Premier ministre du Canada, Sir John A. Macdonald. Cette petite communauté s’appelait la Paroisse de Saint-Patrice.
Dans le documentaire suivant, intitulé « l’Attrait du Bas Saint Laurent: la Villa Les Rochers » mettant en lumière la maison d’été de Sir John A. Macdonald dans le contexte de son lieu géographique et de son époque, ce court-métrage marie des images d’archives et actuelles commentées par les historiens Gael Eakin, Desmond Morton, Jeannine Ouellet et Alexander Reford.
l’Attrait de Bas St-Laurent: Villa Les Rochers Regardez la vidéo et sa transcription